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Le site est principalement dédié aux amoureux de ce petit coin de paradis et de ses alentours.
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Permis de construire (pas vraiment lisible depuis la voie publique) qui prévoit pas moins de 40 logements sur un terrain de 2500m2 à l'entrée de Beg Meil (ancienne station service Avia).
Permis de construire (pas vraiment lisible depuis la voie publique) qui prévoit pas moins de 40 logements sur un terrain de 2500m2 à l'entrée de Beg Meil (ancienne station service Avia).
Village tourné vers l'agriculture, Beg-Meil découvre le monde touristique à la fin du XIX e . Avec la construction de l'Hôtel des Bains (qui deviendra le Grand-Hôtel) en 1886, commence l'époque des grands hôtels : hôtels de la Plage, des Dunes, de l'Océan, Perru, de Bretagne, Thalamot, du Bon Accueil. C'est l'âge d'or de Beg-Meil, plage mondaine où artistes, hommes d'État, écrivains se succèdent, de Marcel Proust et Raynaldo Hahn à Clemenceau, la famille Dreyfus, Sarah Bernhard, en passant par les peintres de Pont-Aven. Vers 1910, les grandes villas surgissent de terre, résidences d'été des grandes familles. Puis, Beg-Meil attire la grande bourgeoisie d'affaires, banquiers, directeurs d'usines et les riches anglais.
1945 et les Trente Glorieuses
Avec les congés payés, la clientèle des classes moyenne et ouvrière découvre à son tour la station et une autre forme de tourisme se développe. C'est la période faste des meublés et surtout des campings qui se multiplient et sont pleins à craquer. « Dans les années 70, les tentes étaient installées partout. L'été, il y avait près de 60 000 habitants à Fouesnant ! ».
Mais les besoins changent, la saison touristique devient plus courte et les hôtels, moins rentables, ferment les uns après les autres ou se reconvertissent en appartements. Il n'en restera qu'un : celui de La Cale.
1973 et le Cempama
Le Cempama s'installe dans les murs du Grand Hôtel, racheté par le ministère de l'Agriculture. C'est un centre de stage pour étudiants et professeurs de l'enseignement agricole public et un centre d'expérimentation et d'innovation pédagogique. En 2006, il devient Agrocampus qui sera intégré à Agrocampus Ouest Rennes en 2008.
2013, la belle endormie ?
Beg-Meil n'a plus d'école, de nombreux magasins ferment, l'Agrocampus est en perte de vitesse. Les mobil-homes ont remplacé les tentes dans les campings moins nombreux. Même si la station jouit toujours d'un certain prestige, même si certains défendent une « vraie vie locale », les estivants sont moins nombreux. Si la réouverture du camping du Vorlen, racheté par le groupe international Odalys, suscite de l'espoir, force est de constater que Beg-Meil a besoin d'un projet d'envergure pour redorer son blason. Hôtel 5 étoiles ? Thalassothérapie ? Le débat est désormais ouvert...
Sentier côtier : 40 ans de bataille et toujours des questions
Le sentier côtier va-t-il enfin voir le bout du tunnel ?
Les piétons vont-ils pouvoir emprunter le nouveau sentier entre le sémaphore et la cale de Beg-Meil ?
Le sentier côtier de Beg-Meil a une vieille histoire de près de 40 ans. Depuis 1976, date de la fameuse loi qui instaure une servitude de passage sur une bande de 3 m de largeur, au bord du rivage, l'association de sauvegarde du Pays fouesnantais (ASPF) se bat pour faire respecter le droit sur ce tronçon de 1,8 km, inaccessible du fait de l'opposition des propriétaires riverains. Un combat solitaire pendant longtemps. Puis soutenu par les actions politiques menées depuis 2007 par André Bernard et La Gauche... naturellement, le maire entamant une démarche concertée avec les propriétaires concernés.
Après plusieurs enquêtes publiques, de multiples procédures, une mobilisation générale et des actions médiatiques, c'est en novembre 2011 que les élus approuvent le nouveau tracé. Le préfet signe l'arrêté.
Victoire en demi-teinte pour l'ASPF : « Le sentier passera enfin en haut de falaise sur presque toute la longueur mais il s'éloigne trop du tracé légal et, sur la plage des Oiseaux, il empiète sur le domaine public maritime. »
Les travaux engagés par la commune sur la plage sont en cours et devraient s'achever avant l'été. Mais quand les propriétaires débuteront-ils leurs travaux ? Et quid des recours formés par deux propriétaires, toujours opposés au tracé ?
Encore une poignée de pêcheurs professionnels
Matthieu Le Fur à bord de son Bacchus II.
Impossible de parler de Beg-Meil sans évoquer la mer et les activités nautiques et, surtout, la pêche professionnelle. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une poignée de marins à partir tous les jours en mer pour vivre et perpétuer la tradition. Fin mars, nous avions eu la chance d'embarquer à bord du Bacchus II. Notre reporter racontait :
6 h, port de Concarneau. Matthieu Le Fur, jeune marin pêcheur fouesnantais va relever ses casiers. Habituellement, il part du port de Beg-Meil où il a ses habitudes avec deux autres pêcheurs. Mais en ce moment, avec le temps plus ou moins bon, il part de Concarneau à bord de Bacchus II.
C'est petit bateau de pêche de 8,30 mètres rouge et blanc qu'il a racheté à son père, il y a un peu plus d'un an, quand celui-ci a pris sa retraite. « Avant, j'ai travaillé sur des gros bateaux de pêche et pendant quelques années avec mon père. Maintenant je travaille seul, mais mon père continue de venir de temps en temps avec moi. » Il charge quatre caisses d'appât (déchets de poisson) et allume le moteur. Direction les Glénan...
Ils font Fouesnant (Begmeillois)
Christophe et Maryvonne Cévaër
La crêperie de Kervastard a été créée en 1936 par Marie-Jeanne Bertholom. Christophe et Maryvonne Cévaër sont gérants depuis 35 ans : « J'y travaille depuis 1977. J'aidais ma mère, Louise Ruel, une Beg-meiloise de toujours », raconte Maryvonne. La crêperie peut accueillir près de 70 personnes. « Le problème à Beg-Meil aujourd'hui, c'est la fermeture de l'école et la conjoncture économique qui fait que les gens ont du mal à vendre et que les jeunes ont du mal à rester ou s'installer du fait du prix des terrains. »
Hubert Jan
Il est le patron des restaurateurs français. Et il continue d'oeuvrer pour Beg-Meil. « L'ancien hôtel-restaurant de Bretagne est depuis 4 générations dans la famille. Je l'ai repris il y a 30 ans, à la suite de mes grands-parents. Même si j'ai des missions en tant que président de l'UMIH Restauration, l'essentiel pour moi, c'est d'être cuisinier. J'aime le concept de la bistronomie. C'est de la bonne cuisine modernisée qui attire de plus en plus une clientèle jeune. Et c'est valorisant », explique Hubert Jan.
Guy Varron
Guy Varron est le président de l'association des plaisanciers de Fouesnant-les Glénan. Les courses de godille à la cale de Beg-Meil, 7 ans comme mousse sur un yacht à Bénodet, ont fait naître une vocation de marin chez ce Beg-meillois qui a passé 30 années dans la Royale. Président de l'association des plaisanciers de Fouesnant-les Glénan, il organise des animations sur la sécurité en mer, la navigation, les techniques de pêche. Il se dit « très attaché à la Marine et aux valeurs véhiculées par l'école de la mer. »
René Bernard
C'est le président des sauveteur en mer de Beg-Meil. La SNSM, qui connaît une activité maritime intense, avec une trentaine d'interventions par an (la moyenne nationale étant de 14), a dû s'équiper d'une vedette 2 e classe Bro Foën pour remplacer le bateau 3 e classe Régine-Dumée. René Bernard, président depuis 2001, est épaulé par une quinzaine de bénévoles. Il coordonne aussi les différentes manifestations qui procurent des bénéfices, en plus des dons de certaines associations.
Village tourné vers l'agriculture, Beg-Meil découvre le monde touristique à la fin du XIX e . Avec la construction de l'Hôtel des Bains (qui deviendra le Grand-Hôtel) en 1886, commence l'époque des grands hôtels : hôtels de la Plage, des Dunes, de l'Océan, Perru, de Bretagne, Thalamot, du Bon Accueil. C'est l'âge d'or de Beg-Meil, plage mondaine où artistes, hommes d'État, écrivains se succèdent, de Marcel Proust et Raynaldo Hahn à Clemenceau, la famille Dreyfus, Sarah Bernhard, en passant par les peintres de Pont-Aven. Vers 1910, les grandes villas surgissent de terre, résidences d'été des grandes familles. Puis, Beg-Meil attire la grande bourgeoisie d'affaires, banquiers, directeurs d'usines et les riches anglais.
1945 et les Trente Glorieuses
Avec les congés payés, la clientèle des classes moyenne et ouvrière découvre à son tour la station et une autre forme de tourisme se développe. C'est la période faste des meublés et surtout des campings qui se multiplient et sont pleins à craquer. « Dans les années 70, les tentes étaient installées partout. L'été, il y avait près de 60 000 habitants à Fouesnant ! ».
Mais les besoins changent, la saison touristique devient plus courte et les hôtels, moins rentables, ferment les uns après les autres ou se reconvertissent en appartements. Il n'en restera qu'un : celui de La Cale.
1973 et le Cempama
Le Cempama s'installe dans les murs du Grand Hôtel, racheté par le ministère de l'Agriculture. C'est un centre de stage pour étudiants et professeurs de l'enseignement agricole public et un centre d'expérimentation et d'innovation pédagogique. En 2006, il devient Agrocampus qui sera intégré à Agrocampus Ouest Rennes en 2008.
2013, la belle endormie ?
Beg-Meil n'a plus d'école, de nombreux magasins ferment, l'Agrocampus est en perte de vitesse. Les mobil-homes ont remplacé les tentes dans les campings moins nombreux. Même si la station jouit toujours d'un certain prestige, même si certains défendent une « vraie vie locale », les estivants sont moins nombreux. Si la réouverture du camping du Vorlen, racheté par le groupe international Odalys, suscite de l'espoir, force est de constater que Beg-Meil a besoin d'un projet d'envergure pour redorer son blason. Hôtel 5 étoiles ? Thalassothérapie ? Le débat est désormais ouvert...
Sentier côtier : 40 ans de bataille et toujours des questions
Le sentier côtier va-t-il enfin voir le bout du tunnel ?
Les piétons vont-ils pouvoir emprunter le nouveau sentier entre le sémaphore et la cale de Beg-Meil ?
Le sentier côtier de Beg-Meil a une vieille histoire de près de 40 ans. Depuis 1976, date de la fameuse loi qui instaure une servitude de passage sur une bande de 3 m de largeur, au bord du rivage, l'association de sauvegarde du Pays fouesnantais (ASPF) se bat pour faire respecter le droit sur ce tronçon de 1,8 km, inaccessible du fait de l'opposition des propriétaires riverains. Un combat solitaire pendant longtemps. Puis soutenu par les actions politiques menées depuis 2007 par André Bernard et La Gauche... naturellement, le maire entamant une démarche concertée avec les propriétaires concernés.
Après plusieurs enquêtes publiques, de multiples procédures, une mobilisation générale et des actions médiatiques, c'est en novembre 2011 que les élus approuvent le nouveau tracé. Le préfet signe l'arrêté.
Victoire en demi-teinte pour l'ASPF : « Le sentier passera enfin en haut de falaise sur presque toute la longueur mais il s'éloigne trop du tracé légal et, sur la plage des Oiseaux, il empiète sur le domaine public maritime. »
Les travaux engagés par la commune sur la plage sont en cours et devraient s'achever avant l'été. Mais quand les propriétaires débuteront-ils leurs travaux ? Et quid des recours formés par deux propriétaires, toujours opposés au tracé ?
Encore une poignée de pêcheurs professionnels
Matthieu Le Fur à bord de son Bacchus II.
Impossible de parler de Beg-Meil sans évoquer la mer et les activités nautiques et, surtout, la pêche professionnelle. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une poignée de marins à partir tous les jours en mer pour vivre et perpétuer la tradition. Fin mars, nous avions eu la chance d'embarquer à bord du Bacchus II. Notre reporter racontait :
6 h, port de Concarneau. Matthieu Le Fur, jeune marin pêcheur fouesnantais va relever ses casiers. Habituellement, il part du port de Beg-Meil où il a ses habitudes avec deux autres pêcheurs. Mais en ce moment, avec le temps plus ou moins bon, il part de Concarneau à bord de Bacchus II.
C'est petit bateau de pêche de 8,30 mètres rouge et blanc qu'il a racheté à son père, il y a un peu plus d'un an, quand celui-ci a pris sa retraite. « Avant, j'ai travaillé sur des gros bateaux de pêche et pendant quelques années avec mon père. Maintenant je travaille seul, mais mon père continue de venir de temps en temps avec moi. » Il charge quatre caisses d'appât (déchets de poisson) et allume le moteur. Direction les Glénan...
Ils font Fouesnant (Begmeillois)
Christophe et Maryvonne Cévaër
La crêperie de Kervastard a été créée en 1936 par Marie-Jeanne Bertholom. Christophe et Maryvonne Cévaër sont gérants depuis 35 ans : « J'y travaille depuis 1977. J'aidais ma mère, Louise Ruel, une Beg-meiloise de toujours », raconte Maryvonne. La crêperie peut accueillir près de 70 personnes. « Le problème à Beg-Meil aujourd'hui, c'est la fermeture de l'école et la conjoncture économique qui fait que les gens ont du mal à vendre et que les jeunes ont du mal à rester ou s'installer du fait du prix des terrains. »
Hubert Jan
Il est le patron des restaurateurs français. Et il continue d'oeuvrer pour Beg-Meil. « L'ancien hôtel-restaurant de Bretagne est depuis 4 générations dans la famille. Je l'ai repris il y a 30 ans, à la suite de mes grands-parents. Même si j'ai des missions en tant que président de l'UMIH Restauration, l'essentiel pour moi, c'est d'être cuisinier. J'aime le concept de la bistronomie. C'est de la bonne cuisine modernisée qui attire de plus en plus une clientèle jeune. Et c'est valorisant », explique Hubert Jan.
Guy Varron
Guy Varron est le président de l'association des plaisanciers de Fouesnant-les Glénan. Les courses de godille à la cale de Beg-Meil, 7 ans comme mousse sur un yacht à Bénodet, ont fait naître une vocation de marin chez ce Beg-meillois qui a passé 30 années dans la Royale. Président de l'association des plaisanciers de Fouesnant-les Glénan, il organise des animations sur la sécurité en mer, la navigation, les techniques de pêche. Il se dit « très attaché à la Marine et aux valeurs véhiculées par l'école de la mer. »
René Bernard
C'est le président des sauveteur en mer de Beg-Meil. La SNSM, qui connaît une activité maritime intense, avec une trentaine d'interventions par an (la moyenne nationale étant de 14), a dû s'équiper d'une vedette 2 e classe Bro Foën pour remplacer le bateau 3 e classe Régine-Dumée. René Bernard, président depuis 2001, est épaulé par une quinzaine de bénévoles. Il coordonne aussi les différentes manifestations qui procurent des bénéfices, en plus des dons de certaines associations.
Jean-Luc Seznec, directeur Pôle cadre de vie, travaux, Stéphane Divanac'h, responsable travaux, voirie, Laure Caramaro, première adjointe et Roger Le Goff, le maire sont venus constater l'avancement des travaux.
Les randonneurs vont prochainement se rendre du sémaphore à la cale de Beg-Meil, sans se mouiller les pieds. Le chemin côtier piéton va enfin voir le jour, après de nombreuses enquêtes publiques, des concertations, des négociations entre propriétaires, usagers, des avis d'associations et de partis politiques.
La commune a entrepris des travaux d'aménagement sur le domaine public maritime permettant la continuité du cheminement piéton le long du littoral, au niveau de la Plage des Oiseaux. Les travaux, d'un montant de 140 000 €, commencés fin février, ont été confiés à l'entreprise Marc de Caudan, spécialisée dans les travaux maritimes, et devraient être terminés fin avril.
Ils concernent essentiellement les passages dans deux propriétés, en garantissant la vue sur mer pour les propriétaires et les usagers et en respectant la végétation. La commune réalisera également un ouvrage de stockage des prames et aménagera le rejet en mer des eaux pluviales. Un trait d'union supplémentaire pour les promeneurs qui voudront relier Cap-Coz à Beg-Meil, en respirant l'air marin.
Jean-Luc Seznec, directeur Pôle cadre de vie, travaux, Stéphane Divanac'h, responsable travaux, voirie, Laure Caramaro, première adjointe et Roger Le Goff, le maire sont venus constater l'avancement des travaux.
Les randonneurs vont prochainement se rendre du sémaphore à la cale de Beg-Meil, sans se mouiller les pieds. Le chemin côtier piéton va enfin voir le jour, après de nombreuses enquêtes publiques, des concertations, des négociations entre propriétaires, usagers, des avis d'associations et de partis politiques.
La commune a entrepris des travaux d'aménagement sur le domaine public maritime permettant la continuité du cheminement piéton le long du littoral, au niveau de la Plage des Oiseaux. Les travaux, d'un montant de 140 000 €, commencés fin février, ont été confiés à l'entreprise Marc de Caudan, spécialisée dans les travaux maritimes, et devraient être terminés fin avril.
Ils concernent essentiellement les passages dans deux propriétés, en garantissant la vue sur mer pour les propriétaires et les usagers et en respectant la végétation. La commune réalisera également un ouvrage de stockage des prames et aménagera le rejet en mer des eaux pluviales. Un trait d'union supplémentaire pour les promeneurs qui voudront relier Cap-Coz à Beg-Meil, en respirant l'air marin.
En mer avec Matthieu, un des rares pêcheurs de Beg-Meil
Marine mardi 02 avril 2013 Ouest-France
Matthieu Le Fur relève les casiers, les vide et change les appâts.
6 h, port de Concarneau. Matthieu Le Fur, jeune marin pêcheur fouesnantais va relever ses casiers. Habituellement, il part du port de Beg-Meil où il a ses habitudes avec deux autres pêcheurs. Mais en ce moment, avec le temps plus ou moins bon, il part de Concarneau à bord de Bacchus II.
C’est petit bateau de pêche de 8,30 mètres rouge et blanc qu’il a racheté à son père, il y a un peu plus d’un an, quand celui-ci a pris sa retraite. « Avant, j’ai travaillé sur des gros bateaux de pêche et pendant quelques années avec mon père. Maintenant je travaille seul, mais mon père continue de venir de temps en temps avec moi. » Il charge quatre caisses d’appât (déchets de poisson) et allume le moteur. Direction les Glénan.
Lire l’intégralité du reportage dans le journal Ouest-France Quimper du mardi 2 avril.
En mer avec Matthieu, un des rares pêcheurs de Beg-Meil
Marine mardi 02 avril 2013 Ouest-France
Matthieu Le Fur relève les casiers, les vide et change les appâts.
6 h, port de Concarneau. Matthieu Le Fur, jeune marin pêcheur fouesnantais va relever ses casiers. Habituellement, il part du port de Beg-Meil où il a ses habitudes avec deux autres pêcheurs. Mais en ce moment, avec le temps plus ou moins bon, il part de Concarneau à bord de Bacchus II.
C’est petit bateau de pêche de 8,30 mètres rouge et blanc qu’il a racheté à son père, il y a un peu plus d’un an, quand celui-ci a pris sa retraite. « Avant, j’ai travaillé sur des gros bateaux de pêche et pendant quelques années avec mon père. Maintenant je travaille seul, mais mon père continue de venir de temps en temps avec moi. » Il charge quatre caisses d’appât (déchets de poisson) et allume le moteur. Direction les Glénan.
Lire l’intégralité du reportage dans le journal Ouest-France Quimper du mardi 2 avril.
Plumes de paon, palmettes, cornes de bélier, coeurs : la broderie bigoudène sous le pinceau de Rose Goardet.
La Quimpéroise Rose Goardet expose une quinzaine de toiles à Beg Meil, chez Hubert Jan. Des tableaux inspirés du monde bigouden.
Vous avez toujours peint ?
Oui. Le fait d'être enfant unique m'a permis de développer mon imaginaire. J'ai obtenu un 1 er prix de dessin au CP, avec déjà les couleurs que j'utilise aujourd'hui. Autodidacte, je peins professionnellement depuis 2004.
Pourquoi des motifs bigoudens ?
Un jour, j'ai découvert le cercle celtique de Pont-l'Abbé et ce fut le coup de foudre artistique pour la broderie bigoudène, les couleurs, rouge jaune, orange, noir, les formes, les motifs à la fois très anciens et très actuels. Les symboles se retrouvent partout dans le monde. La corne de bélier qui représente la force est présente dans tous les pays celtes mais aussi dans le Mahgreb ou en Inde. L'art est universel.
Je reprends les motifs de broderie sur des supports variés : toile, verre, bois, porcelaine et je peins à l'acrylique, sans modèle. J'ai porté le costume de Pont-l'Abbé et je connais bien le monde du cercle celtique. Depuis 2006, je travaille avec des brodeurs.
Peindre est plus qu'une passion ?
C'est une vraie passion, j'y consacre entre 2 h et 10 h par jour. Mais c'est aussi un travail de militant pour faire connaître la Bretagne et mettre en valeur notre patrimoine. La Bretagne, ce n'est pas que le bord de mer et les chapelles !
La Bretagne est inscrite dans mes gènes. Je suis d'une vieille famille begmelloise. Fanch Bodivit, mon arrière arrière grand-père sonneur est allé à l'Exposition universelle de 1900. Ma grand-mère maternelle a été une des dernières à porter la coiffe au pardon de Sainte-Anne de Fouesnant. Ma fille a été Fleur de pommiers et fait partie d'un bagad. Alors, peindre est un long travail de mémoire et de partage.
Votre public ?
Il est composé essentiellement de Bretons amoureux de mon travail ou expatriés. Je suis là pour améliorer leurs connaissances ! J'expose dans les endroits qui aiment la culture bretonne : chez le druide Guy Flégeo à Bannalec, à Kerbader, sur les marchés bretons. Tous les ans, je tiens un stand au Festival de Cornouaille, un endroit de convivialité et de rencontre où il y a une intimité qui rassemble des passionnés.
Pendant deux mois au Bistrot Chez Hubert à Beg-Meil.
Plumes de paon, palmettes, cornes de bélier, coeurs : la broderie bigoudène sous le pinceau de Rose Goardet.
La Quimpéroise Rose Goardet expose une quinzaine de toiles à Beg Meil, chez Hubert Jan. Des tableaux inspirés du monde bigouden.
Vous avez toujours peint ?
Oui. Le fait d'être enfant unique m'a permis de développer mon imaginaire. J'ai obtenu un 1 er prix de dessin au CP, avec déjà les couleurs que j'utilise aujourd'hui. Autodidacte, je peins professionnellement depuis 2004.
Pourquoi des motifs bigoudens ?
Un jour, j'ai découvert le cercle celtique de Pont-l'Abbé et ce fut le coup de foudre artistique pour la broderie bigoudène, les couleurs, rouge jaune, orange, noir, les formes, les motifs à la fois très anciens et très actuels. Les symboles se retrouvent partout dans le monde. La corne de bélier qui représente la force est présente dans tous les pays celtes mais aussi dans le Mahgreb ou en Inde. L'art est universel.
Je reprends les motifs de broderie sur des supports variés : toile, verre, bois, porcelaine et je peins à l'acrylique, sans modèle. J'ai porté le costume de Pont-l'Abbé et je connais bien le monde du cercle celtique. Depuis 2006, je travaille avec des brodeurs.
Peindre est plus qu'une passion ?
C'est une vraie passion, j'y consacre entre 2 h et 10 h par jour. Mais c'est aussi un travail de militant pour faire connaître la Bretagne et mettre en valeur notre patrimoine. La Bretagne, ce n'est pas que le bord de mer et les chapelles !
La Bretagne est inscrite dans mes gènes. Je suis d'une vieille famille begmelloise. Fanch Bodivit, mon arrière arrière grand-père sonneur est allé à l'Exposition universelle de 1900. Ma grand-mère maternelle a été une des dernières à porter la coiffe au pardon de Sainte-Anne de Fouesnant. Ma fille a été Fleur de pommiers et fait partie d'un bagad. Alors, peindre est un long travail de mémoire et de partage.
Votre public ?
Il est composé essentiellement de Bretons amoureux de mon travail ou expatriés. Je suis là pour améliorer leurs connaissances ! J'expose dans les endroits qui aiment la culture bretonne : chez le druide Guy Flégeo à Bannalec, à Kerbader, sur les marchés bretons. Tous les ans, je tiens un stand au Festival de Cornouaille, un endroit de convivialité et de rencontre où il y a une intimité qui rassemble des passionnés.
Pendant deux mois au Bistrot Chez Hubert à Beg-Meil.
La Poste. Beg-Meil et Mousterlin, des adresses interdites
lundi 01 avril 2013 Ouest France
Des habitants de Fouesnant sont invités à ne plus faire envoyer leur courrier à Beg-Meil ou Mousterlin, mais simplement à Fouesnant. Ils sont indignés.
« On a toujours fait adresser nos courriers à Beg-Meil, Fouesnant. Je ne vois pas où est le problème… Et voilà que maintenant La Poste me demande de ne plus mentionner Beg-Meil… C’est absurde ! »
Anne aurait préféré que ce soit un poisson d’avril. Mais la lettre datée du 26 février 2013 en provenance du service national de l’adresse de La Poste n’est pas une plaisanterie. Basée à Libourne près de Bordeaux, la direction de ce service l’invite à communiquer désormais « le libellé exact » de son adresse à ses contacts, c’est-à-dire le nom de sa rue, le code postal et le nom de la commune, mais pas le nom de son quartier.
Retard
Pour La Poste, faire mention de son quartier ou de son bourg est donc une erreur. « Nous rappelons qu’une adresse inexacte ou incomplète est susceptible d’entraîner un retard dans la distribution du courrier, voire un retour à l’expéditeur. Pour assurer la qualité et la régularité du service, nous invitons donc à communiquer les bons intitulés. »
La Poste. Beg-Meil et Mousterlin, des adresses interdites
lundi 01 avril 2013 Ouest France
Des habitants de Fouesnant sont invités à ne plus faire envoyer leur courrier à Beg-Meil ou Mousterlin, mais simplement à Fouesnant. Ils sont indignés.
« On a toujours fait adresser nos courriers à Beg-Meil, Fouesnant. Je ne vois pas où est le problème… Et voilà que maintenant La Poste me demande de ne plus mentionner Beg-Meil… C’est absurde ! »
Anne aurait préféré que ce soit un poisson d’avril. Mais la lettre datée du 26 février 2013 en provenance du service national de l’adresse de La Poste n’est pas une plaisanterie. Basée à Libourne près de Bordeaux, la direction de ce service l’invite à communiquer désormais « le libellé exact » de son adresse à ses contacts, c’est-à-dire le nom de sa rue, le code postal et le nom de la commune, mais pas le nom de son quartier.
Retard
Pour La Poste, faire mention de son quartier ou de son bourg est donc une erreur. « Nous rappelons qu’une adresse inexacte ou incomplète est susceptible d’entraîner un retard dans la distribution du courrier, voire un retour à l’expéditeur. Pour assurer la qualité et la régularité du service, nous invitons donc à communiquer les bons intitulés. »
Sentier côtier : satisfaction et vigilance pour LGN
samedi 23 mars 2013
Les travaux sur la plage des Oiseaux ont commencé. André Bernard et LGN sont vigilants.
Au nom de La Gauche... naturellement (LGN), exprime sa satisfaction « de voir que les travaux du sentier côtier de Beg-Meil ont enfin commencé, après 35 ans de combat dont 6 années sur le terrain politique » a déclaré André Bernard, jeudi après-midi.
Cependant, le président émet quelques réserves. « Je regrette que les travaux s'ouvrent sur la plage des Oiseaux, c'est-à-dire sur le domaine public maritime (DPM) et non, symboliquement, dans les propriétés... Par ailleurs, le maire dit « espérer » que les travaux des propriétaires seront bientôt engagés, ce qui suscite plus d'inquiétude que d'espoir ». Le groupe rappelle que malgré les deux recours « et leurs artifices », les travaux sur la partie sud de la côte sont d'ores et déjà possibles.
Les militants de LGN n'entendent pas être soumis à la « seule bonne volonté des propriétaires ». « Le préfet a un rôle important à jouer. Nous lui avons adressé une lettre, le 21 mars, pour préciser nos inquiétudes et nos demandes. Nous avons obtenu gain de cause puisque le sentier passera sur les falaises et que la servitude va être appliquée par arrêté du 21 novembre 2011. On ne veut pas changer le tracé mais voir les aménagements qui demeurent sensibles ».
André Bernard rappelle l'opposition de LGN aux décaissés prévus sur la parcelle 41, incompatibles avec la loi. En ce qui concerne l'accès à la parcelle 21 à partir de la plage des Oiseaux, la destruction de tout un pan de mur de protection risque de réduire considérablement la résistance de cette paroi. « La solution consistant à faire circuler les piétons dans un décaissé derrière ce mur fragilisé nous paraît inadéquate et dangereuse ».
Le groupe demande aussi que le cheminement entre le sémaphore et la cale de Beg-Meil soit accessible aux personnes à mobilité réduite. Enfin, il réclame l'aménagement d'une aire de repos permettant d'apprécier la vue panoramique sur l'ensemble de la baie.
« Nous demandons une réunion, à l'initiative du préfet, pour voir avec les associations, les propriétaires et les élus, les détails de la mise en oeuvre de la servitude, avant le démarrage des travaux dans les propriétés ».
Sentier côtier : satisfaction et vigilance pour LGN
samedi 23 mars 2013
Les travaux sur la plage des Oiseaux ont commencé. André Bernard et LGN sont vigilants.
Au nom de La Gauche... naturellement (LGN), exprime sa satisfaction « de voir que les travaux du sentier côtier de Beg-Meil ont enfin commencé, après 35 ans de combat dont 6 années sur le terrain politique » a déclaré André Bernard, jeudi après-midi.
Cependant, le président émet quelques réserves. « Je regrette que les travaux s'ouvrent sur la plage des Oiseaux, c'est-à-dire sur le domaine public maritime (DPM) et non, symboliquement, dans les propriétés... Par ailleurs, le maire dit « espérer » que les travaux des propriétaires seront bientôt engagés, ce qui suscite plus d'inquiétude que d'espoir ». Le groupe rappelle que malgré les deux recours « et leurs artifices », les travaux sur la partie sud de la côte sont d'ores et déjà possibles.
Les militants de LGN n'entendent pas être soumis à la « seule bonne volonté des propriétaires ». « Le préfet a un rôle important à jouer. Nous lui avons adressé une lettre, le 21 mars, pour préciser nos inquiétudes et nos demandes. Nous avons obtenu gain de cause puisque le sentier passera sur les falaises et que la servitude va être appliquée par arrêté du 21 novembre 2011. On ne veut pas changer le tracé mais voir les aménagements qui demeurent sensibles ».
André Bernard rappelle l'opposition de LGN aux décaissés prévus sur la parcelle 41, incompatibles avec la loi. En ce qui concerne l'accès à la parcelle 21 à partir de la plage des Oiseaux, la destruction de tout un pan de mur de protection risque de réduire considérablement la résistance de cette paroi. « La solution consistant à faire circuler les piétons dans un décaissé derrière ce mur fragilisé nous paraît inadéquate et dangereuse ».
Le groupe demande aussi que le cheminement entre le sémaphore et la cale de Beg-Meil soit accessible aux personnes à mobilité réduite. Enfin, il réclame l'aménagement d'une aire de repos permettant d'apprécier la vue panoramique sur l'ensemble de la baie.
« Nous demandons une réunion, à l'initiative du préfet, pour voir avec les associations, les propriétaires et les élus, les détails de la mise en oeuvre de la servitude, avant le démarrage des travaux dans les propriétés ».
L'ASPF alerte : le camping du Vorlen en zone submersible
mercredi 06 mars 2013
« C'est de la déraison de construire ce nouveau camping au Vorlen et de concentrer tant de personnes dans une zone submersible » alerte l'ASPF (association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais). « Le Vorlen est un marais, tous les gens du coin le savent ! ».
Zone à risques
« Le camping est pour au moins un tiers de sa surface classé en zone d'aléa fort et aux deux tiers en zone d'aléa moyen. Or, suite aux événements de Vendée (tempête Xynthia), il n'est plus possible, depuis janvier 2011, d'autoriser la mise en place de mobil-home dans un camping, ni d'encourager son extension dans ce type de zone : cela conduirait à augmenter le nombre de personnes exposées sur le lieu d'hébergement.
En cas de rupture du cordon dunaire, que tout le monde sait être menacé, des dégâts considérables pourraient survenir. La commune est directement concernée car la responsabilité du maire pourrait être recherchée et les finances publiques affectées ».
Et comment assurer la sécurité des campeurs avec un réseau électrique inondé et des risques sanitaires dus aux réseaux d'assainissement qui déborderont dans le marais ?
Impact environnemental
Par ailleurs, une zone importante a été soustraite à l'inventaire des zones humides : l'ASPF en demande la réintégration, en s'interrogeant sur les véritables raisons de cet « oubli ».
Se pose la question de la préservation de l'environnement. Ce camping fermé pour cause sanitaire était auparavant un camping nature. Il va devenir un parc à mobil-home... à proximité d'une zone classée Natura 2000. « Cela aurait mérité a minima une étude d'impact environnemental. Comment un projet de cette dimension est-il possible dans cette zone protégée ? »
De plus, pour l'ASPF, la création future d'une centaine de logements en dur semble en infraction totale au regard de la loi Littoral. « Il s'agit ici de la bande des 100 m, réputée inconstructible ».
Enfin, la principale réserve de l'association concerne l'absence de tout permis d'aménager. « Dans l'espoir d'éviter toute procédure de contestation ? ».
Après un premier courrier sans réponse le 11 décembre dernier, l'ASPF réitère son souhait d'obtenir une « véritable information » et renouvelle sa demande d'audience au Préfet (courrier du 24 janvier 2013).
L'ASPF alerte : le camping du Vorlen en zone submersible
mercredi 06 mars 2013
« C'est de la déraison de construire ce nouveau camping au Vorlen et de concentrer tant de personnes dans une zone submersible » alerte l'ASPF (association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais). « Le Vorlen est un marais, tous les gens du coin le savent ! ».
Zone à risques
« Le camping est pour au moins un tiers de sa surface classé en zone d'aléa fort et aux deux tiers en zone d'aléa moyen. Or, suite aux événements de Vendée (tempête Xynthia), il n'est plus possible, depuis janvier 2011, d'autoriser la mise en place de mobil-home dans un camping, ni d'encourager son extension dans ce type de zone : cela conduirait à augmenter le nombre de personnes exposées sur le lieu d'hébergement.
En cas de rupture du cordon dunaire, que tout le monde sait être menacé, des dégâts considérables pourraient survenir. La commune est directement concernée car la responsabilité du maire pourrait être recherchée et les finances publiques affectées ».
Et comment assurer la sécurité des campeurs avec un réseau électrique inondé et des risques sanitaires dus aux réseaux d'assainissement qui déborderont dans le marais ?
Impact environnemental
Par ailleurs, une zone importante a été soustraite à l'inventaire des zones humides : l'ASPF en demande la réintégration, en s'interrogeant sur les véritables raisons de cet « oubli ».
Se pose la question de la préservation de l'environnement. Ce camping fermé pour cause sanitaire était auparavant un camping nature. Il va devenir un parc à mobil-home... à proximité d'une zone classée Natura 2000. « Cela aurait mérité a minima une étude d'impact environnemental. Comment un projet de cette dimension est-il possible dans cette zone protégée ? »
De plus, pour l'ASPF, la création future d'une centaine de logements en dur semble en infraction totale au regard de la loi Littoral. « Il s'agit ici de la bande des 100 m, réputée inconstructible ».
Enfin, la principale réserve de l'association concerne l'absence de tout permis d'aménager. « Dans l'espoir d'éviter toute procédure de contestation ? ».
Après un premier courrier sans réponse le 11 décembre dernier, l'ASPF réitère son souhait d'obtenir une « véritable information » et renouvelle sa demande d'audience au Préfet (courrier du 24 janvier 2013).
Le RDV du samedi de JY Le Dréau. Extrait provenant du site de la Mairie
...
De circulation partagée, d’aménagement routier, de sécurité des usagers, il en a été aussi question, jeudi soir, dans la salle de la mairie, à l’occasion de la réunion publique. Au cours de celle-ci, la population beg-meiloise et la municipalité ont été amenées à confronter leurs points de vue dans un exercice de démocratie participative. Quelles initiatives pour rendre tout son dynamisme à la petite station touristique ? Quels projets pour redorer le blason de l’ex-« perle de Fouesnant » ? Alors, bien sûr, on a évoqué le parking mal aménagé, le marché mal situé, l’Office de tourisme mal signalé, l’écoulement des eaux pluviales mal maîtrisé, les vitesses excessives et les voies trop étroites. Bref. Tout ce qu’on a l’habitude d’entendre dans n’importe quelle réunion de quartier. Et puis, insensiblement, le passé de Beg-Meil a ressurgi. Les fastes fantasmés de l’âge d’or de la station ont illuminé les regards des anciens. Des sujets enfouis au tréfonds de l’inconscient collectif beg-meilois sont revenus s’installer sur le devant de la scène. Vieux serpents de mer, vingt fois, cinquante fois, évoqués, discutés, enterrés, au cours des cinquante dernières années, ils ont à nouveau fait débat dans la salle du conseil municipal. Quand aura-t-on un casino à Beg-Meil maintenant que Fouesnant est station classée de tourisme ? Est-ce que l’Etat par souci d’économie ne serait pas disposé à vendre le bâtiment de l’ex-CEMPAMA ? Les mauvais esprits qui verront une relation entre ces deux interrogations auront, pour une fois, fait preuve de grande lucidité. D’ailleurs, poursuivait-on dans la salle, Beg-Meil ne mérite-t-elle pas à nouveau un « Grand Hôtel » qui boosterait l’activité et réveillerait la belle endormie ? Et pourquoi pas la thalassothérapie maintes fois suggérée ? Même le port a rejailli des eaux. Englouti lors de querelles mémorables qui virent Mousterlin, Cap-Coz et Beg-Meil s’entredéchirer pour bénéficier d’animations nautiques, il est parvenu à refaire surface. Roger Le Goff, noyé dans ce flux de suggestions, en est resté coi. Décidément, on aime bien tourner en rond actuellement à Fouesnant.
Le RDV du samedi de JY Le Dréau. Extrait provenant du site de la Mairie
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De circulation partagée, d’aménagement routier, de sécurité des usagers, il en a été aussi question, jeudi soir, dans la salle de la mairie, à l’occasion de la réunion publique. Au cours de celle-ci, la population beg-meiloise et la municipalité ont été amenées à confronter leurs points de vue dans un exercice de démocratie participative. Quelles initiatives pour rendre tout son dynamisme à la petite station touristique ? Quels projets pour redorer le blason de l’ex-« perle de Fouesnant » ? Alors, bien sûr, on a évoqué le parking mal aménagé, le marché mal situé, l’Office de tourisme mal signalé, l’écoulement des eaux pluviales mal maîtrisé, les vitesses excessives et les voies trop étroites. Bref. Tout ce qu’on a l’habitude d’entendre dans n’importe quelle réunion de quartier. Et puis, insensiblement, le passé de Beg-Meil a ressurgi. Les fastes fantasmés de l’âge d’or de la station ont illuminé les regards des anciens. Des sujets enfouis au tréfonds de l’inconscient collectif beg-meilois sont revenus s’installer sur le devant de la scène. Vieux serpents de mer, vingt fois, cinquante fois, évoqués, discutés, enterrés, au cours des cinquante dernières années, ils ont à nouveau fait débat dans la salle du conseil municipal. Quand aura-t-on un casino à Beg-Meil maintenant que Fouesnant est station classée de tourisme ? Est-ce que l’Etat par souci d’économie ne serait pas disposé à vendre le bâtiment de l’ex-CEMPAMA ? Les mauvais esprits qui verront une relation entre ces deux interrogations auront, pour une fois, fait preuve de grande lucidité. D’ailleurs, poursuivait-on dans la salle, Beg-Meil ne mérite-t-elle pas à nouveau un « Grand Hôtel » qui boosterait l’activité et réveillerait la belle endormie ? Et pourquoi pas la thalassothérapie maintes fois suggérée ? Même le port a rejailli des eaux. Englouti lors de querelles mémorables qui virent Mousterlin, Cap-Coz et Beg-Meil s’entredéchirer pour bénéficier d’animations nautiques, il est parvenu à refaire surface. Roger Le Goff, noyé dans ce flux de suggestions, en est resté coi. Décidément, on aime bien tourner en rond actuellement à Fouesnant.
Défense du littoral. Prix citron pour Fouesnant et Plouvien
Le Telegramme Le 17 février 2013
Sanctionnés par les associations de protection du littoral, les maires de Fouesnant et Plouvien (29), sont les lauréats du prix Citron 2012. Yvette Doré, maire d’Hillion (22), est quant à elle récompensée d’un prix Orange, pour son combat contre un camping en front de mer.
Chaque année, l’Union des associations pour la défense du littoral (UADL) décerne les bons et mauvais points aux maires des communes côtières en fonction de leur implication sur le front du littoral. Réunis samedi, à Châteaulin (29), ses représentants, issus de dizaines d’associations œuvrant pour la protection des espaces littoraux bretons et ligériens, ont donc décerné deux prix Citron pour l’année écoulée. Les récipiendaires sont deux maires finistériens, Christian Calvez de Plouvien, et Roger Le Goff de Fouesnant.
Urbanisation à outrance
Et à Fouesnant ? « Le maire est sanctionné pour l’ensemble de son œuvre. Depuis des années, il fait traîner les choses sur la continuité de la servitude de passage sur le sentier de Beg-Meil. On lui reproche, également, une politique d’urbanisation à outrance et un retard manifeste dans l’élaboration des documents d’urbanisme (Scot, Plu) qui auraient permis de cadrer cette boulimie de constructions ». Les deux maires épinglés relativisent la portée de cette distinction. « Qu’il y ait des défenseurs du littoral, c’est très bien mais dans le cas présent ils se font plaisir à moindre frais. Nos espaces boisés sont classés, on est dans le programme Natura 2000, la commune est l’une des mieux protégées, et par ailleurs, le projet visé est à 1,5 kilomètre des côtes. La moindre des courtoisies aurait été de venir échanger sur place », estime Christian Calvez.
« Qui sont-ils pour juger ? »
Même décontraction du côté de Roger Le Goff, qui s’interroge sur la légitimité des détracteurs. « Les travaux à Beg Meil vont commencer en mars. Mais quelle expertise ont ces gens pour juger ? Il y a des autorités compétentes qui font de Fouesnant une référence nationale pour sa politique de traitement des déchets. Et la commune a reçu un Sceptre d’or du ministère de l’Écologie pour son projet en faveur de la biodiversité sur le marais de Mousterlin ». De son côté, Yvette Doré, maire de Hillion, dans les Côtes-d’Armor, a toutes les raisons de rester zen. Elle se voit décerner le prix Orange pour son combat vigoureux contre un camping privé, accusé d’enfreindre la loi Littoral. « On loue aussi son soutien à André Ollivro, attaqué par la FDSEA pour son combat contre les algues vertes, et dont on a voulu contrôler l’installation d’assainissement », précise l’UADL, particulièrement satisfaite de pouvoir ainsi remettre à l’honneur un élu, après deux années blanches.
Défense du littoral. Prix citron pour Fouesnant et Plouvien
Le Telegramme Le 17 février 2013
Sanctionnés par les associations de protection du littoral, les maires de Fouesnant et Plouvien (29), sont les lauréats du prix Citron 2012. Yvette Doré, maire d’Hillion (22), est quant à elle récompensée d’un prix Orange, pour son combat contre un camping en front de mer.
Chaque année, l’Union des associations pour la défense du littoral (UADL) décerne les bons et mauvais points aux maires des communes côtières en fonction de leur implication sur le front du littoral. Réunis samedi, à Châteaulin (29), ses représentants, issus de dizaines d’associations œuvrant pour la protection des espaces littoraux bretons et ligériens, ont donc décerné deux prix Citron pour l’année écoulée. Les récipiendaires sont deux maires finistériens, Christian Calvez de Plouvien, et Roger Le Goff de Fouesnant.
Urbanisation à outrance
Et à Fouesnant ? « Le maire est sanctionné pour l’ensemble de son œuvre. Depuis des années, il fait traîner les choses sur la continuité de la servitude de passage sur le sentier de Beg-Meil. On lui reproche, également, une politique d’urbanisation à outrance et un retard manifeste dans l’élaboration des documents d’urbanisme (Scot, Plu) qui auraient permis de cadrer cette boulimie de constructions ». Les deux maires épinglés relativisent la portée de cette distinction. « Qu’il y ait des défenseurs du littoral, c’est très bien mais dans le cas présent ils se font plaisir à moindre frais. Nos espaces boisés sont classés, on est dans le programme Natura 2000, la commune est l’une des mieux protégées, et par ailleurs, le projet visé est à 1,5 kilomètre des côtes. La moindre des courtoisies aurait été de venir échanger sur place », estime Christian Calvez.
« Qui sont-ils pour juger ? »
Même décontraction du côté de Roger Le Goff, qui s’interroge sur la légitimité des détracteurs. « Les travaux à Beg Meil vont commencer en mars. Mais quelle expertise ont ces gens pour juger ? Il y a des autorités compétentes qui font de Fouesnant une référence nationale pour sa politique de traitement des déchets. Et la commune a reçu un Sceptre d’or du ministère de l’Écologie pour son projet en faveur de la biodiversité sur le marais de Mousterlin ». De son côté, Yvette Doré, maire de Hillion, dans les Côtes-d’Armor, a toutes les raisons de rester zen. Elle se voit décerner le prix Orange pour son combat vigoureux contre un camping privé, accusé d’enfreindre la loi Littoral. « On loue aussi son soutien à André Ollivro, attaqué par la FDSEA pour son combat contre les algues vertes, et dont on a voulu contrôler l’installation d’assainissement », précise l’UADL, particulièrement satisfaite de pouvoir ainsi remettre à l’honneur un élu, après deux années blanches.
L'ASPF attend toujours le sentier côtier de Beg-Meil
mardi 12 février 2013 ( extrait )
L'association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais (ASPF) a tenu son assemblée générale samedi. Après 41 ans d'existence, elle compte aujourd'hui 130 adhérents.
La présidente Magdeleine Breton a rappelé les actions de 2012 : bulletin sur le thème de l'eau distribué à 2 500 exemplaires, participation à la commission des usagers eau et assainissement.
...
Sentier côtier
« Au sujet des sentiers côtiers, rien n'a évolué depuis qu'en novembre 2011 le préfet a signé un arrêté pour l'ouverture de la servitude entre le sémaphore de Beg-Meil et la cale ! C'est un arrêté peu satisfaisant car le sentier s'éloigne trop du tracé légal. Mais il a le mérite d'être prévu en haut de falaise, sur presque toute sa longueur, c'est bien ce que nous réclamions depuis 36 ans ! Malheureusement, le tracé est suspendu en partie le long de la plage des Oiseaux, où est prévu un passage sur le domaine public maritime. Dans la portion suivante, deux propriétaires, toujours opposés au passage sur leurs propriétés, auraient formé des recours au tribunal administratif. Mais ces recours ne sont pas suspensifs : rien n'empêche les services municipaux ou préfectoraux d'ouvrir la servitude. Pourquoi attend-on ? »
L'ASPF attend toujours le sentier côtier de Beg-Meil
mardi 12 février 2013 ( extrait )
L'association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais (ASPF) a tenu son assemblée générale samedi. Après 41 ans d'existence, elle compte aujourd'hui 130 adhérents.
La présidente Magdeleine Breton a rappelé les actions de 2012 : bulletin sur le thème de l'eau distribué à 2 500 exemplaires, participation à la commission des usagers eau et assainissement.
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Sentier côtier
« Au sujet des sentiers côtiers, rien n'a évolué depuis qu'en novembre 2011 le préfet a signé un arrêté pour l'ouverture de la servitude entre le sémaphore de Beg-Meil et la cale ! C'est un arrêté peu satisfaisant car le sentier s'éloigne trop du tracé légal. Mais il a le mérite d'être prévu en haut de falaise, sur presque toute sa longueur, c'est bien ce que nous réclamions depuis 36 ans ! Malheureusement, le tracé est suspendu en partie le long de la plage des Oiseaux, où est prévu un passage sur le domaine public maritime. Dans la portion suivante, deux propriétaires, toujours opposés au passage sur leurs propriétés, auraient formé des recours au tribunal administratif. Mais ces recours ne sont pas suspensifs : rien n'empêche les services municipaux ou préfectoraux d'ouvrir la servitude. Pourquoi attend-on ? »
Dimanche le Lieutenant de Vaisseau (F) Stephanie Loin Commandant le BE Panthére était à Fouesnant pour remettre lors de la course au large (une course de 11,2km à travers dunes et marais de Fouesnant) un prix à la 1ère féminine.
Information et photos de Joël Chandelier
Photos souvenirs des participant(e)s à la course équipe Mairie de Fouesnant.
Dimanche le Lieutenant de Vaisseau (F) Stephanie Loin Commandant le BE Panthére était à Fouesnant pour remettre lors de la course au large (une course de 11,2km à travers dunes et marais de Fouesnant) un prix à la 1ère féminine.
Information et photos de Joël Chandelier
Photos souvenirs des participant(e)s à la course équipe Mairie de Fouesnant.
Le pays de Fouesnant n’a pas été le plus touché par le coup de vent de ce lundi. Mais de grosses rafales ont tout de même été enregistrées.
Au sémaphore de Beg-Meil, des rafales à 50 nœuds ont été observées ce lundi matin, c’est-à-dire des vents à plus de 100 km/h. Ce n’est pas les 158 km/h de la pointe du Raz, mais c’est tout de même pas mal pour la baie de la Forêt.
Les sémaphoristes n’ont relevé aucun marin, ni navire, en mer ce jour dans leur zone d’observation.
Pour le reste, le coup de vent n’a presque pas causé de dégâts dans la commune. Les pompiers de Fouesnant sont intervenus deux fois après la chute de gros arbres, notamment un près de la piscine.
Le pays de Fouesnant n’a pas été le plus touché par le coup de vent de ce lundi. Mais de grosses rafales ont tout de même été enregistrées.
Au sémaphore de Beg-Meil, des rafales à 50 nœuds ont été observées ce lundi matin, c’est-à-dire des vents à plus de 100 km/h. Ce n’est pas les 158 km/h de la pointe du Raz, mais c’est tout de même pas mal pour la baie de la Forêt.
Les sémaphoristes n’ont relevé aucun marin, ni navire, en mer ce jour dans leur zone d’observation.
Pour le reste, le coup de vent n’a presque pas causé de dégâts dans la commune. Les pompiers de Fouesnant sont intervenus deux fois après la chute de gros arbres, notamment un près de la piscine.
10 décembre 2012. Information en provenance du site de l'association ASPF
Bienvenue sur le chemin des Oiseaux, mais prochainement par ici : béton sur le DPM ?
Certains de nos adhérents s’interrogent sur la « non réalisation » du sentier côtier entre la pointe du Sémaphore et la Cale de Beg Meil et s’étonnent qu’après la mobilisation générale passionnée et le virulent battage médiatique des dernières années, « plus personne n’en parle ! » Eh bien, parlons-en !
Qui mieux que l’ASPF pourrait le faire, forte de son action de 40 ans sur cette affaire, action qui n’a hélas pas abouti… sinon tout de même à empêcher la réalisation de l’espèce de « ceinture de béton cyclopéen » défigurant la côte, qui était envisagée dans les années 70. Ce qui n’est pas rien !
Des marcheuses inquiètes : on fait comment pour passer là ?
Mais nous voilà fin 2012 ; un an déjà que le préfet Mailhos a conclu l’ultime enquête publique par un arrêté « autorisant » le passage en haut de falaise sur presque toute la longueur du tracé, ce qui était l’essentiel de ce pourquoi nous nous battions depuis la promulgation de la loi de 1976, établissant une servitudepiétonne sur les propriétés riveraines du Domaine Public Maritime.
Certes, le projet arrêté par le préfet est loin de nous satisfaire : c’est un arrêté « de modification et de suspension de la servitude », qui enfreint la loi sur plusieurs points ; cependant, craignant d’être accusés de retarder par de nouvelles procédures la réalisation du sentier, nous avons choisi de renoncer à attaquer l’arrêté, malgré ses nombreuses irrégularités… Les propriétaires n’ont pas eu ces scrupules ! Deux d’entre-eux auraient introduit des recours, démontrant une fois de plus leur opposition obstinée au passage de la servitude sur leurs parcelles.
Il est d’ailleurs très significatif de constater que les décisions de justice concluant à une suspension ou une modification de la servitude – c’est-à-dire favorables au propriétaire – sont exécutées et les passages promptement aménagés :
Ainsi, à Lanroz, passage contournant la propriété, qui n’a plus rien d’un « sentier côtier »! De la Cale à la 1ére petite plage (pen ar prat), détour par le chemin creux ! Par contre, les jugements concluant à l’annulation des suspensions et donc à la continuité du cheminement légal, c’est-à-dire défavorables aux propriétaires, ne sont pas appliqués sur le terrain : à Kerangrimen, à Bot Conan, à Ker Gwez, la servitude est impraticable à grande marée haute ; alors même que ces suspensions ont été annulées !
Première petite plage (Pen ar prat) après la cale via le chemin creux et la servitude transversale : ça commence bien !
Et le long de la Plage des Oiseaux également, ou la suspension a été annulée par l’Arrêt du Conseil d’Etat de Nov. 1988, que va-t-on faire ? Un passage sur DPM, sur plateformes bétonnées de part et d’autre du chemin des Oiseaux (l’appel d’offres pour ces travaux serait lancé), afin de suspendre le cheminement légal, auquel les propriétaires s’opposent…
Les nouveaux recours ne seront pas jugés avant plusieurs années, et s’ils sont défavorables aux propriétaires, ceux-ci ne manqueront pas d’interjeter en Appel ! Va-t-on vraiment encore attendre ? Alors que le sentier est parfaitement réalisable immédiatement ( façon de parler, car, réalisable, il l’est depuis 36 ans !), au moins entre la Pointe et la Plage des Oiseaux. Qu’attendent les autorités municipales et préfectorales pour l’ouvrir ? Qu’attend Mr Lascar, qui affirmait (bulletin municipal de Fouesnant – janvier 2012) qu’il « fallait savoir sortir du conflit ! », par le haut, bien sûr ! ?
Et, à la fin des fins, qu’attendons nous tous pour user de notre droit de passage ? Rappelons ici un extrait des attendus d’un Arrêt de la Cour d’Appel de Rennes (« prononcé publiquement le 27 mai 2004 par la 3ème Chambre des Appels Correctionnels ») : « …La demande de la partie civile est recevable et bien fondée…en ce qu’elle tend à rétablir le passage et à réparer le préjudice découlant de l’impossibilité de passer… Il n’est en effet pas nécessaire pour que la servitude s’exerce sur une bande de trois mètres qu’elle ait fait l’objet d’une matérialisation à l’initiative de l’administration puisqu’il incombeen premier lieu, par le seul effet de la loi, au propriétaire de laisser libre unpassage de trois mètres et par conséquent de prendre les mesures appropriéesà cette fin… ALORS ? Y.N.
10 décembre 2012. Information en provenance du site de l'association ASPF
Bienvenue sur le chemin des Oiseaux, mais prochainement par ici : béton sur le DPM ?
Certains de nos adhérents s’interrogent sur la « non réalisation » du sentier côtier entre la pointe du Sémaphore et la Cale de Beg Meil et s’étonnent qu’après la mobilisation générale passionnée et le virulent battage médiatique des dernières années, « plus personne n’en parle ! » Eh bien, parlons-en !
Qui mieux que l’ASPF pourrait le faire, forte de son action de 40 ans sur cette affaire, action qui n’a hélas pas abouti… sinon tout de même à empêcher la réalisation de l’espèce de « ceinture de béton cyclopéen » défigurant la côte, qui était envisagée dans les années 70. Ce qui n’est pas rien !
Des marcheuses inquiètes : on fait comment pour passer là ?
Mais nous voilà fin 2012 ; un an déjà que le préfet Mailhos a conclu l’ultime enquête publique par un arrêté « autorisant » le passage en haut de falaise sur presque toute la longueur du tracé, ce qui était l’essentiel de ce pourquoi nous nous battions depuis la promulgation de la loi de 1976, établissant une servitudepiétonne sur les propriétés riveraines du Domaine Public Maritime.
Certes, le projet arrêté par le préfet est loin de nous satisfaire : c’est un arrêté « de modification et de suspension de la servitude », qui enfreint la loi sur plusieurs points ; cependant, craignant d’être accusés de retarder par de nouvelles procédures la réalisation du sentier, nous avons choisi de renoncer à attaquer l’arrêté, malgré ses nombreuses irrégularités… Les propriétaires n’ont pas eu ces scrupules ! Deux d’entre-eux auraient introduit des recours, démontrant une fois de plus leur opposition obstinée au passage de la servitude sur leurs parcelles.
Il est d’ailleurs très significatif de constater que les décisions de justice concluant à une suspension ou une modification de la servitude – c’est-à-dire favorables au propriétaire – sont exécutées et les passages promptement aménagés :
Ainsi, à Lanroz, passage contournant la propriété, qui n’a plus rien d’un « sentier côtier »! De la Cale à la 1ére petite plage (pen ar prat), détour par le chemin creux ! Par contre, les jugements concluant à l’annulation des suspensions et donc à la continuité du cheminement légal, c’est-à-dire défavorables aux propriétaires, ne sont pas appliqués sur le terrain : à Kerangrimen, à Bot Conan, à Ker Gwez, la servitude est impraticable à grande marée haute ; alors même que ces suspensions ont été annulées !
Première petite plage (Pen ar prat) après la cale via le chemin creux et la servitude transversale : ça commence bien !
Et le long de la Plage des Oiseaux également, ou la suspension a été annulée par l’Arrêt du Conseil d’Etat de Nov. 1988, que va-t-on faire ? Un passage sur DPM, sur plateformes bétonnées de part et d’autre du chemin des Oiseaux (l’appel d’offres pour ces travaux serait lancé), afin de suspendre le cheminement légal, auquel les propriétaires s’opposent…
Les nouveaux recours ne seront pas jugés avant plusieurs années, et s’ils sont défavorables aux propriétaires, ceux-ci ne manqueront pas d’interjeter en Appel ! Va-t-on vraiment encore attendre ? Alors que le sentier est parfaitement réalisable immédiatement ( façon de parler, car, réalisable, il l’est depuis 36 ans !), au moins entre la Pointe et la Plage des Oiseaux. Qu’attendent les autorités municipales et préfectorales pour l’ouvrir ? Qu’attend Mr Lascar, qui affirmait (bulletin municipal de Fouesnant – janvier 2012) qu’il « fallait savoir sortir du conflit ! », par le haut, bien sûr ! ?
Et, à la fin des fins, qu’attendons nous tous pour user de notre droit de passage ? Rappelons ici un extrait des attendus d’un Arrêt de la Cour d’Appel de Rennes (« prononcé publiquement le 27 mai 2004 par la 3ème Chambre des Appels Correctionnels ») : « …La demande de la partie civile est recevable et bien fondée…en ce qu’elle tend à rétablir le passage et à réparer le préjudice découlant de l’impossibilité de passer… Il n’est en effet pas nécessaire pour que la servitude s’exerce sur une bande de trois mètres qu’elle ait fait l’objet d’une matérialisation à l’initiative de l’administration puisqu’il incombeen premier lieu, par le seul effet de la loi, au propriétaire de laisser libre unpassage de trois mètres et par conséquent de prendre les mesures appropriéesà cette fin… ALORS ? Y.N.
Vue panoramique de l’intérieur du sémaphore. Ce cliché a été pris le vendredi 14 décembre, en fin de matinée. Ce jour-là, le vent soufflait à plus de 40 nœuds…
Le sémaphore de Beg-Meil, à Fouesnant, veille toute l’année sur ce qui se passe au large des cotes du Finistère-sud. Depuis quelques semaines, les sémaphoristes ont pris leur rythme hivernal.
L’hiver à la pointe de Beg-Meil, c’est un autre rythme. « On est de veille du lever du jour au coucher du soleil. C’est comme ça toute l’année. L’hiver, les jours raccourcissent, les quarts sont donc beaucoup moins nombreux que l’été », raconte Claire, sémaphoriste.
83 opérations
La mission du sémaphore ? Veiller, défendre, secourir. C’est pourquoi leur présence est indispensable sur les cotes, aux côtés des gendarmes, des douanes et des sauveteurs. Un chiffre le prouve : « En 2012, nous aurons engagé 83 opérations de secours », se félicite Eric Simier.
Notre reportage complet dans le journal Ouest-France Quimper de ce 26 décembre :
Reportage
C'est jour de relève. Et il fait un temps hors saison. Dehors le vent file en rafales à plus de 40 noeuds (environ 80 km/h). Autant dire que, si on n'est pas marin du Vendée Globe, il n'est pas bon aller faire un tour au large. D'ailleurs, on voit à peine les Glénan. Tout juste les Moutons. Mais la vision est voilée par les embruns.
Ici pas de cérémonial comme dans la garde anglaise pour passer le relais. Simplement un petit café pour transmettre les infos et se réchauffer. Car il ne fait pas bien chaud non plus. Dans ce bateau immobile qu'est un sémaphore, Gaïte et Claire, deux jeunes sémaphoristes de la Marine nationale, sont arrivées le matin. Elles doivent passer une semaine à bord du sémaphore.
Claire a les mains serrées contre sa tasse et elle a revêtu une polaire. C'est l'heure pour elle de se reposer. Le chef de poste, le premier-maître Eric Simier, est là pour superviser les opérations. Il est à la tête de 5 hommes et femmes, « guetteurs de la flotte », affectés à Fouesnant. C'est lui la vigie.
L'hiver à la pointe de Beg-Meil, c'est un autre rythme. « On est de veille du lever du jour au coucher du soleil. C'est comme ça toute l'année. L'hiver, les jours raccourcissent, les quarts sont donc beaucoup moins nombreux que l'été », raconte Claire.
« On regarde où sont positionnés les navires au large. Là, on a un véliplanchiste à l'eau pas très loin. Sinon c'est calme. Avec le mauvais temps, les gens ne sortent pas comme en été. Quoique... », ajoute Gaïte.
Leur mission ? Veiller, défendre, secourir. C'est pourquoi leur présence est indispensable sur les côtes, aux côtés des gendarmes, des douanes et des sauveteurs. Un chiffre le prouve : « En 2012, nous aurons engagé 83 opérations de secours », se félicite Eric Simier.
Vue panoramique de l’intérieur du sémaphore. Ce cliché a été pris le vendredi 14 décembre, en fin de matinée. Ce jour-là, le vent soufflait à plus de 40 nœuds…
Le sémaphore de Beg-Meil, à Fouesnant, veille toute l’année sur ce qui se passe au large des cotes du Finistère-sud. Depuis quelques semaines, les sémaphoristes ont pris leur rythme hivernal.
L’hiver à la pointe de Beg-Meil, c’est un autre rythme. « On est de veille du lever du jour au coucher du soleil. C’est comme ça toute l’année. L’hiver, les jours raccourcissent, les quarts sont donc beaucoup moins nombreux que l’été », raconte Claire, sémaphoriste.
83 opérations
La mission du sémaphore ? Veiller, défendre, secourir. C’est pourquoi leur présence est indispensable sur les cotes, aux côtés des gendarmes, des douanes et des sauveteurs. Un chiffre le prouve : « En 2012, nous aurons engagé 83 opérations de secours », se félicite Eric Simier.
Notre reportage complet dans le journal Ouest-France Quimper de ce 26 décembre :
Reportage
C'est jour de relève. Et il fait un temps hors saison. Dehors le vent file en rafales à plus de 40 noeuds (environ 80 km/h). Autant dire que, si on n'est pas marin du Vendée Globe, il n'est pas bon aller faire un tour au large. D'ailleurs, on voit à peine les Glénan. Tout juste les Moutons. Mais la vision est voilée par les embruns.
Ici pas de cérémonial comme dans la garde anglaise pour passer le relais. Simplement un petit café pour transmettre les infos et se réchauffer. Car il ne fait pas bien chaud non plus. Dans ce bateau immobile qu'est un sémaphore, Gaïte et Claire, deux jeunes sémaphoristes de la Marine nationale, sont arrivées le matin. Elles doivent passer une semaine à bord du sémaphore.
Claire a les mains serrées contre sa tasse et elle a revêtu une polaire. C'est l'heure pour elle de se reposer. Le chef de poste, le premier-maître Eric Simier, est là pour superviser les opérations. Il est à la tête de 5 hommes et femmes, « guetteurs de la flotte », affectés à Fouesnant. C'est lui la vigie.
L'hiver à la pointe de Beg-Meil, c'est un autre rythme. « On est de veille du lever du jour au coucher du soleil. C'est comme ça toute l'année. L'hiver, les jours raccourcissent, les quarts sont donc beaucoup moins nombreux que l'été », raconte Claire.
« On regarde où sont positionnés les navires au large. Là, on a un véliplanchiste à l'eau pas très loin. Sinon c'est calme. Avec le mauvais temps, les gens ne sortent pas comme en été. Quoique... », ajoute Gaïte.
Leur mission ? Veiller, défendre, secourir. C'est pourquoi leur présence est indispensable sur les côtes, aux côtés des gendarmes, des douanes et des sauveteurs. Un chiffre le prouve : « En 2012, nous aurons engagé 83 opérations de secours », se félicite Eric Simier.