Voir les autres documents : Histoire de la chapelle par Claude Renault

Saint Gwénolé

Extérieur de la Chapelle

La chapelle Saint Guénolé Vues de l'intérieur

vues du clocher

Rénovation des bancs

 

 

Après la première guerre mondiale, Beg Meil connaissait une réelle activité touristique, la population estivale y était plus importante que celle du bourg. La station balnéaire étant trop distante du centre paroissial de Fouesnant, le besoin se faisait sentir d’un de rassemblement pour la population chrétienne de passage aussi bien sédentaire.

En 1934, un petit oratoire, une cabane est montée à l’emplacement de l’actuelle maison LAUTROU-GUENNEC. Mais ce modeste abri devient insuffisant. La construction d’une chapelle est alors décidée, sur un terrain donné par la famille Le BERRE. Le plan d’ensemble est dressé par MM. R Legrand et J. LACHAUD architectes à Quimper et la réalisation confiée aux entreprises LE BRIS, QUILFEN, FEUNTEUN, et ROLLAND.

Le 8 avril 1936, le chanoine LE BERRE, du chapitre, bénit la première pierre d’une première tranche, elle sera suivie de deux autres et de chantiers annexes.

Le 23 août 1936, Mgr DUPARC évêque de Quimper, bénit cette partie comprenant : le cœur, une travée faisant transept et la sacristie. Un mur provisoire clôt ce sanctuaire dont le sol est de terre battue. Une statue de la Vierge, une autre du saint patron, saint Guénolé, œuvres de sculpteur J.P FREOUR du bourg de BATZ, un ecce Homo et une crèche y prennent place.

Le 4 octobre 1941, un calvaire en granit est élevé à l’extérieur, en reconnaissance de grâces obtenues pendant la guerre par une famille de Beg Meil. Ce monument est bénit par le chanoine GRALL, curé doyen de Fouesnant.

Après la seconde guerre, la station reprend son activité touristique et cette première tranche devient trop petite : une seconde est réalisée en 1951 et 1952 par les entreprises LE BRIS, DIVANAC’H, RANNOU, et CAOUDAL. Un confessionnal est installé près de la sacristie, une cloche fondue à Villedieu-les-Poëles, nommée Guénola, elle est installée provisoirement. Un mur ferme le nouvel édifice. Un dallage en ciment remplace la terre battue dix huit ans après le début des travaux. Le grand harmonium de quatre jeux et demi est acquis pas la communauté. L’installation électrique date de 1959. L’entreprise Le DREAU-DIVANAC’H de KERHO à Beg Meil fabrique le second confessionnal et le second autel surmonté de Saint Joseph travailleur, sculpté par J.P FREOUR. La statue du Sacré Cœur, œuvre de J COROLLER de Quimper, est offerte par une bienfaitrice en 1960.

 

 Dès 1937, deux messes étaient assurées du dernier dimanche de juillet au dernier dimanche d’aout, puis une seule tous les dimanches et fêtes à partir de 1941. E saison touristique, les estivants sans cesse plus nombreux ne pouvaient tenir dans cette chapelle provisoire, il fallut alors augmenter le nombre de messes.

L’évolution du sanctuaire était lié à son financement ; tous les travaux furent payés au fur et à mesure de leur engagement. Peut-être leur importance était-elle basée sur les espoirs des dons à venir.

 

 L’Abbé R. LE GALL, curé doyen de Fouesnant suivait de près ce chantier informant ses paroissiens et n’oubliait pas de les solliciter. Il écrivait : " La première trance de travaux a été payée grâce à la générosité de Beg Meil. C’est la générosité de Beg Meil encore que peuvent venir, que viennent et viendront les ressources nécessaires au paiement de la deuxième tranche de travaux (effectués ou à effectuer). Voici où en est au 15 juin 1953 la situation : montant des travaux de la deuxième tranche (effectués) : 3.992.655 F.

 Payé en 1949-50 : 546.257F. en 1951 : 600.000 F. en 1952 : 650.000 F.

En 1953 : 95.000 F ; soit 1.891.247 F ; reste dû : 2.101.408 F ; auxquels il faut ajouter approximativement 1.800.000 F ; de travaux complémentaires, soit un total de : 3.901.408 F ; à trouver pour que la chapelle Saint Guénolé soit dans un état digne de Beg Meil. Chacun peut manifester sa générosité : aux quêtes faites aux messes dites dans la chapelle, ou à l’occasion de la fête de la kermesse annuelle les 8 et 0 août 1953… Une messe est dite chaque mois aux intentions des bienfaiteurs et bienfaitrices de la chapelle.

Monsieur LE GALL insistait bien sur le fait que seule la générosité des paroissiens permettrait la construction de la chapelle.

Voici quelques repères donnant une idée des sommes engagées : le coefficient de revalorisation des salaires est de 64 pour 1949 et de 33 pour 1953, les sommes indiquées plus haut sont exprimées en francs de l’époque, avant l’instauration du franc " lourd ".

En 1967 est décidé la troisième est décidé la troisième tranche, comprenant deux travées, l’une surmontée d’une tribune au-dessus de deux salles et d’un porche. Le mur pignon définitif cette fois, était rehaussé d’un clocheton prévu pour trois cloches : Guénola y a pris place. La chapelle était terminée telle que nous la connaissons actuellement… 33 ans après la pose de la première pierre !

 

Depuis cette chapelle est animée comme autrfois durant l’été et c’est là que commence la fête de Beg Meil avant la bénédiction de la mer.

Sur la liste des bienfaiteurs et bienfaitrices de 1967, nous avons relevé une proportion importante de personnes résidant à Beg Meil en permanence ou en vacances, mais également du bourg, de Mousterlin, du Cap Coz, de Quimper, de Paris… Combien d’estivants ont apporté leur obole ? Beaucoup de dons sont anonymes. Mais nous avons trouvé le nom d’une personnalité célèbre : Georges POMPIDOU, alors premier ministre, en vacances à Kernaëret.

 

La paroisse de Fouesnant avait déjà connu la construction d’une chapelle " grâce aux libéralité des fidèles " mais c’etait en 1983, la chapelle Sainte Anne. Il semble que la construction ait été plus rapide.

 

Claude RENAULT

Foën Izella n°9 décembre 1996